Et si le "small talk" était banni de nos soirées ?

Et si le "small talk" était banni de nos soirées ?

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“Quelle est votre rapport à Dieu ? Qu’est ce qui vous fait peur dans la vie ?”

On est d’accord : ces questions sont de super sujets de conversation. Mais si quelqu’un vous les posait au cours d’une soirée ou d’un dîner, il y a de forte chances pour que vous trouviez ces questions déplacées et cette personne plutôt bizarre. Surtout si cette personne est un(e) inconnu(e).

En revanche, vous n’avez jamais aucun problème à parler de “vos prochaines vacances, vos problèmes de bricolage à la maison ou encore, évidemment, de la météo” pendant ces “rassemblements sociaux”.

Pourquoi ?

Kristen Berman et Dan Ariely ont une réponse très simple : dans ce genre de rassemblement, nous cherchons tous les dénominateurs communs avec nos interlocuteurs. Et on tombe très vite dans des discussions légères et sans fond que les anglo-saxons appellent “small talk”.

“Selon une étude menée par la socio-anthropologue Kate Fox en Grande Bretagne, plus de neuf personnes interrogées sur dix admettent avoir discuté de la météo dans les 6 dernières heures”.

Le problème ? C’est que des études ont montré que se cantonner au “small talk” ne permettait pas de construire de véritables relations amicales et que les relations fondées sur ces discussions creuses et légères ne rendaient pas heureux.

Les auteurs ont donc décidé de mener une expérience sociale hyper intéressante : ils ont organisé une soirée entre inconnus dont les deux règles fondamentales étaient :
“1) Venez entre 7h30 et 8h. Si vous ne pouvez pas être là à 8h, ça ne sert à rien de venir.
2) Le small talk est absolument interdit. Seules les conversations traitant de sujets profonds sont autorisées.”


27 personnes sont venues à la soirée, la mixité était respectée, des cartes suggérant des sujets de conversation avaient été distribuées aux participants et la soirée a été lancée.

Le résultat de cette expérience sont très révélateurs :
“ Nous avons découvert qui serait capable de donner un rein si nous en avions besoin, nous avons débattu de la théorie de la prévention du suicide (...) : loin d’entraver la liberté de parole des participants, ces derniers se sont senti bien plus libres de parler de sujets dont ils avaient envie de parler.”

Preuve supplémentaire, si besoin est, de la réussite de cet événement : “Deux participants ont fini par sortir ensemble à l’issue du dîner.”

Alors, est-ce que vous, vous seriez prêts à appliquer la règle du “no small talk” à votre prochaine soirée entre amis ?

Lire l'article complet (en anglais) sur Wired

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